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Art martial au bâton.
La pratique du jodo se fait au bâton (en chêne blanc, de 1,28m par 2,4cm) face à un adversaire muni d’un boken (sabre en bois). Nous étudions le Sete Gata (douze formes codifiées par la Fédération Japonaise la Zen Nihon Kendo Renmei). Au fur et à mesure de la pratique, on se rend compte que le Jodo est aussi une école de sabre, car il faut connaître parfaitement les deux rôles pour progresser.
HISTORIQUE
C’est au début du XVIIème siècle que le Jojutsu (qui donnera plus tard le Jodo) de l’école Shindo Muso Ryu Jojutsu (école qui influençât majoritaire la création du Sete Jo de la Fédération japonaise ZNKR) vit le jour, grâce au Samouraï Muso Gonnosuke Katsuyoshi.
Après plusieurs siècles de guerres ininterrompues entre les seigneurs des différentes provinces, le japon connue une longue période de paix (relative) après la victoire triomphante de Tokugawa Ieyasu (1542-1616) à la bataille de Sekigahara (1600) qui allait le propulser premier Shogun de l’histoire du pays du soleil levant. C’est le début de l’époque Edo (car le Bakufu, gouvernement militaire, s’installera à Edo (Tokyo)), plus de deux siècles de gouvernance des Shoguns Tokugawa (1603-1875).
C’est au tout début de cette période que Muso Gonnosuke Katsuyoshi, alors détenteur d’un Menkyo Kaiden (licence de connaissance profonde d’une école) de la Tenshin Shoden Katori Shinto Ryu, aurait été défait en duel par le célèbre Miyamoto Musashi. Cependant, ce dernier, impressionné par sa technique l’aurait encouragé dans sa voie de recherche d’un art au bâton. Alors Muso Gonnosuke Katsuyoshi aurait continué à sillonner le pays pour étudier différents styles d’arts martiaux et se serait enfin retiré pendant plusieurs jours sur le Mont Hôman dans l’île de Kyushu. Une nuit, il eut une vision sous la forme d’un enfant qui lui aurait dit : « touche le plexus solaire avec un bâton rond ! ».
S’inspirant de cette vision, il décida de raccourcir son bâton pour gagner de la vitesse, et élabora un système de combat basé sur ces connaissances y incorporant des techniques de Yari (la lance), de Naginata (la hallebarde), de Bo (le grand bâton) et même de Tachi (le sabre). Selon la légende Gonnosuke aurait retrouvé Musashi en duel et l’aurait cette fois battu (la seule défaite de ce dernier en plus de 60 duels !).
L’art de Gonnosuke devint alors populaire au sein du clan Kuroda de Fukuoka qui le garda longtemps secret. Ce n’est que dans les années 1950 que le Jodo se démocratisa. En 1968 il fut reconnu par la Fédération Japonaise ZNKR qui codifia le Sete Jo (12 katas inspirés par la fameuse école de Gonnosuke) afin de l’enseigner au plus grand nombre. |
| Jodo : Présentation |

